Hommage à Semih Vaner -Conférence CERI-Sciences Po « Sécularisation et démocratisation dans les sociétés musulmanes », le mercredi 11 février 2009 14h30-18h

2 février 2009

Débat organisé à lʼoccasion du premier anniversaire du décès de Semih Vaner, directeur de recherche au CERI-Sciences Po

INTRODUCTION ET PRÉSIDENCE : Christophe Jaffrelot, CNRS/Sciences Po-CERI

HOMMAGE du CERI : Christian Lequesne, directeur du CERI La trajectoire intellectuelle et lʼoeuvre de Semih Vaner Anne de Tinguy, INALCO et Sciences Po-CERI Daniel Heradstveit et Ali Kazancigil, co-directeurs avec Semih Vaner de Sécularisation et démocratisation dans le monde musulman*

PREMIER DÉBAT Présidence : Max-Jean Zins, CNRS/CERI-Sciences Po Sécularisation et démocratisation en Turquie : une perspective comparative Nilufer Göle, EHESS Hamit Bozarslan, EHESS

DEUXIÈME DÉBAT Présidence : Catherine de Wenden, CNRS/Sciences Po-CERI Manières de penser la sécularisation et la démocratisation en terres dʼislam Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions, membre du comité de rédaction de la revue Esprit Jean-Claude Vatin, politologue, directeur de recherche émérite, CNRS Max-Jean Zins, CNRS/Sciences Po-CERI

*Semih Vaner, Daniel Heradstveit et Ali Kazancigil (dir.), Sécularisation et démocratisation dans les sociétés musulmanes, Bruxelles, Peter Lang, 2008.

Mercredi 11 février 2009 14h30 – 18h00 Salle de conférences

Entrée :dans la limite des places disponibles. Pas de réservation

Responsable scientifique : jaffrelot@ceri-sciences-po.org

Organisation : dubaquie@ceri-sciences-po.org

Contact : michel@ceri-sciences-po.org

Sciences Po, Ceri, CNRS 56 rue Jacob 75006 Paris – Tél. +33(0)1 58 71 70 00 – Fax +33(0)1 58 71 70 90 E-mail : info@ceri-sciences-po.org – Web : www.ceri-sciences-po.org

Conférence débat « La Turquie en crise d’identité? », Lundi 2 février 2009, 18h30, Centre Jean Dame, (Paris 2ème)

20 janvier 2009

 

Conférence débat sur les droit de l »homme en Turquie et  le système pénal turc. 

Le Collectif pour les droits de l’homme en Turquie, avec le soutien de Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris, vous invite à une conférence débat.

Intervenants :

Ahmet INSEL, Professeur à l’Université de Galatasaray, Istanbul

Yavuz ÖNEN, Président de la Fondation des droits de l’homme, Ankara

Modérateurs :

Claude Edelmann, Coordinateur Turquie à Amnesty International France

François Della Sudda, LDH/FIDH France

Lundi, 2 février 2009 – 18h30

Centre Jean Dame Salle Jean Dame

17, rue Leopold Bellan 75002 Paris,

 Métro Sentier

Exposition des peintures de Mumtaz Celtik – du 30 janvier au 16 février 2009, ELELE,10 ème ardt

15 janvier 2009

MUMTAZ CELTIK « SCENES DE SUPPLICE » et autres peintures récentes

Vernissage vendredi 30 janvier 2009 de 18h00 à 21h00

Exposition du 30 janvier au 16 février 2009 à ELELE

contact : www.mumtazceltik.com e-mail : mumtazceltik@yahoo.fr*

ELELE – Migrations et Cultures de Turquie 8 rue Martel 75010 Paris Métro : Château d’Eau Tél : 01 43 57 76 28 E-mail : elele_info@yahoo.fr Site : www.elele.info

Mumtaz Celtik est né en 1950 en Turquie et de nationalité française. Il vit et travaille à Paris depuis 1978.

Journée de conférence – Vendredi 5 décembre 2008 sur le thème: « Servir l’État en Turquie »

4 décembre 2008

Journée d’études sur le thème : « Servir l’Etat en Turquie : la rationalisation des institutions en question « 

Lieu : Salle Denis et Maurice Lombard, EHESS, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris  Journée d’études organisée dans le cadre des activités de l’EHESS et de l’IISMM.Deux axes de recherche serviront de fil conducteur à la journée d’études.

Premièrement, interroger les pratiques de l’Etat en tant qu’organisation bureaucratique dépatrimonialisée. Peut-on analyser les mutations structurelles qui affectent l’administration turque au cours du long vingtième siècle à l’aune de l’idéal-type wéberien de l’Etat rationnel-légal et bureaucratique ? Peut-on dresser une sociologie historique de l’étoffement tendanciel de l’appareil d’Etat en Turquie à partir des mécanismes observés dans la formation de l’Etat occidental ? Est-il possible de rapprocher le procès d’étatisation en Turquie de trajectoires balkaniques ou moyen-orientales ?

Deuxièmement, étudier « l’Etat » en tant qu’espace et acteur de socialisation. Comment l’Etat fabrique-t-il de l’appartenance ? Quelles sont les instances d’identification, de catégorisation, d’homologation qui oeuvrent à l’ « étatisation des pratiques sociales » ? Quels sont les vecteurs d’inculcation, de disciplinarisation et d’homogénéisation qui permettent la transformation d’un agrégat inconstitué d’individus aux propriétés parcellisées en citoyens, soldats, policiers, martyres, locuteurs ou hommes de lettres d’une vaste « communauté nationale » ?

Cette journée d’études sera suivie d’une seconde journée à Istanbul au printemps 2009.

Programme :

Matinée :

 

Président de séance : Vincent Duclert (AHMOC, EHESS)

9h15 : accueil des participants

9h30 :  Allocution d’ouverture par Nathalie Clayer (CNRS, EHESS, Collège de France), directrice du laboratoire Etudes turques et ottomanes.

Michael Meeker (University of California at San Diego) Le pouvoir caché: élites locales et officiels d’état dans la province de Trabzon. Benoît Fliche (CNRS, ETO): Fonctionnaires et relation à l’Etat dans un village anatolien, de 1912 à nos jours.  Discutant : Romain Bertrand (FNSP, CERI)

11h15 :

Benjamin Gourisse (CRPS, Paris I) : La police turque dans les années 1970 : un exemple d’échec de normalisation institutionnelle.  Discutant : Jean-Gabriel Contamin (CERAPS, Lille 2)

Sümbül Kaya (CRPS, Paris I) : Le service militaire en Turquie après 1980 : réactivation de l’habitus national et production de l’habitus militaire. Discutant : Marc Bessin (CEMS, EHESS)

Après-midi :   

Président de séance : François Georgeon (ISSM, EHESS) 

 

14h15 :  Marc Aymes (CNRS, ETO / Cornell, Society for the Humanities) : Dissipation de l’Etat : l’impensé des institutions ottomanes.  Discutant : Marc-Olivier Baruch (AHMOC, EHESS)

Jeanne Hersant : Les hauts fonctionnaires turcs originaires du « monde turc ». Hypothèses de recherche.  Discutant : Jean- François Leguil-Bayart (CNRS, CERI)

16h15 :  Olivier Bouquet (Université de Nice Sophia Antipolis): Les Halil Hamid Pasa-zâde : une famille d’Etat, de l’Empire ottoman à la République turque.  Discutante : Françoise Dreyfus (CRPS, Paris I)

Elise Massicard (CNRS, ETO) : Le Vali : trajectoires d’une figure centrale de l’administration de Turquie.  Discutante : Françoise Dreyfus (CRPS, Paris I)

17h45 : Discussions et débats  La journée sera suivie d’un cocktail.

plus de renseignements sur le site source: http://calenda.revues.org/nouvelle11513.html

 

16ème édition de « L’Automne aux couleurs de la Turquie » à Nancy du 28 octobre au 18 décembre

27 novembre 2008

Pour ceux qui habitent ou qui seront de passage à Nancy des prochains jours …. Dans le cadre de la 16ème édition   » L’ Automne aux couleurs de la Turquie », qui a lieu à Nancy du 28 octobre au 18 décembre, je vous conseille quelques manifestations prévues:

- Le samedi 29 novembre, à 20 h, conférence diapositives, « La Turquie, une Terre et des Hommes » de René Cantan, espace culturel de Seichamps, entrée libre.

- Le 17 décembre, à 20 h 30, conférence « L’université des droits de l’Homme » avec la participation de Nedim Gürsel, romancier turc et chercheur au CNRS, dans les Grands salons de l’hôtel de ville, entrée libre.

- Le jeudi 18 décembre, à 20 h, conférence « droits individuels et collectifs en Turquie : constat et évolution » de Samim Akgönül, chercheur au CNRS, rue Raugraff à Nancy, entrée libre.

Nassira El Moaddem

Conférence  » France – UE – Turquie : un trio impossible.Comment le projet européen perturbe les relations franco-turques ? » 28 Novembre à 18h30 à Paris

27 novembre 2008

Le Comité France Turquie organise une conférence sur le thème des relations franco-turques dans le cadre européen.

Lieu : Assemblée Nationale, salle Colbert, 126, rue de l’Université, Paris 7ème.

 » France – UE – Turquie : un trio impossible ?

en présence de MM.

- Pierre LELLOUCHE, député et chargé de mission sur les relations France – Turquie, de Hasan Murat MERCAN, président de la commission des Affaires Etrangères de la Grande Assemblée Nationale de Turquie et de Daniel Vernet, animateur du débat.

Le Comité France Turquie est une association qui a pour but de participer au développement des relations amicales entre la France et la Turquie. Ses activités comprennent des conférences – débats avec des hommes politiques et des intellectuels français et turcs, des forums de presse, l’organisation de colloques, la publication d’un bulletin, l’attribution d’un prix littéraire.

Nassira El Moaddem

Le cinéma kurde s’invite à Paris

26 novembre 2008

Festival . Pour sa deuxième édition (du 19 au 25 novembre), le cinéma kurde de la capitale propose une programmation variée et met en avant de jeunes cinéastes.

La relève du célèbre cinéaste turc d’origine kurde Yilmaz Güney, est assurée. Celui qui avait obtenu la palme d’or à Cannes en 1982 pour Yol peut reposer en paix. Le Festival du cinéma kurde de Paris entend pour sa deuxième édition mettre à l’honneur la jeune génération des cinéastes kurdes du monde entier. Pour Ali Gül Dönmez, directeur artistique du festival et réalisateur, la création de cette rencontre annuelle se veut être « un lieu d’échanges entre – les réalisateurs de la diaspora en Europe » et d’ailleurs, puisque défilent des oeuvres de cinéastes kurdes de Turquie, d’Irak, d’Iran, de Syrie… « Notre festival est un rendez-vous interculturel : on programme des films réalisés par des Kurdes mais également par des non-Kurdes qui évoquent la question kurde », rappelle Ali Gül Dönmez. Créée en 2006, l’association du Collectif des cinéastes et des artistes kurdes (Cocdark), qu’il préside, a pour principale activité l’organisation de ce festival. Doté de peu de moyens financiers, le festival, malgré sa qualité et sa richesse artistiques, reste encore confidentiel.

“Filmer sa propre histoire”

Yilmaz Güney parlait de la création comme forme de libération des hommes et de résistance. Le festival hérite de cet engagement politique de celui qui, encore aujourd’hui, inspire des générations entières de réalisateurs de culture kurde. « Notre festival est en quelque sorte un combat. Le cinéma kurde est jeune. Désormais, la technologie permet aux cinéastes kurdes de filmer leur propre histoire. Avant, c’était les autres qui racontaient l’histoire des Kurdes. » Une manière de transmettre leur – mémoire pour des artistes installés pour la plupart à l’étranger. Dans le droit fil des festivals du cinéma kurde de Londres et de Berlin, celui de Paris se veut être un vecteur de la diffusion de l’histoire et de la culture kurdes en France. « Paradoxalement, précise M. Dönmez, le public est majoritairement français. Les Kurdes de Paris, des travailleurs du bâtiment pour la plupart, et donc épuisés par leur travail, n’ont pas accès au festival. Ils ne sont pas habitués à ce genre d’activités culturelles. Ils peuvent arrêter le travail pour une manifestation, pas pour le cinéma », se désole M. Dönmez.

L’association Cocdark se réjouit malgré tout des contacts qu’elle noue actuellement avec des associations en France intéressées par la programmation des films kurdes en province. À l’étranger, d’autres initiatives en collaboration avec le Cocdark pourraient voir le jour, notamment en Pologne et en Irak, où le centre culturel franco-kurde à Erbil, ville à majorité kurde, envisage de développer des projets culturels en partenariat avec l’association. Des propositions qui prouvent l’intérêt, en France et ailleurs, pour la culture kurde.

                                                                                                                                                                                   Nassira El Moaddem

Publié dans l’édition du lundi 24 novembre du journal l’Humanité et sur le site internet du quotidien à l’adresse http://www.humanite.fr/2008-11-24_Cultures_Le-cinema-kurde-s-invite-a-Paris 

EUROPE « Oui à la Turquie », Michel Rocard par Joël le Deroff, in  » Esprits Critiques »

26 novembre 2008

Voici un article par un ami, Joël Le Deroff sur le livre de Michel Rocard « Oui à la Turquie » dont je vous avais parlé dans un précédent billet.  

EUROPE    »OUI À LA TURQUIE », Michel Rocard (collaboration d’Ariane Bonzon) Editions Hachette

Littératures,  septembre 2008   :     PAR JOËL LE DEROFF in   » Esprits Critiques » :  R e g a r d s   s u r   l e  s o c i a l i s m e numéro 87 – 19 novembre 2008 – pages 19 et 20

« Oui à la Turquie ».

La position est celle de la majorité dessocialistes européens, de Berlin à Madrid et de Londres à Athènes, à la condition que ce grand pays candidat respecte les fameux critères de Copenhague sur la démocratie et les droits fondamentaux et qu’il intègre l’ensemble de l’acquis communautaire – la législation en vigueur dans l’Union. Michel Rocard, dans un ouvrage à la fois complet et synthétique, rappelle efficacement sur quels fondements repose cette position, pourquoi il ne faut pas la confondre avec un appel à une adhésion immédiate, et surtout pourquoi il faut sans tarder offrir une perspective claire à Ankara. Pour dire enfin si les négociations d’adhésion, repoussées depuis des décennies, promises en 1999, engagées en 2005, en sont vraiment. L’Europe a-t-elle une parole ? L’ancien Premier ministre aborde ce faisant une question existentielle, à laquelle il faisait déjà allusion dans Peut-on réformer la France ?1.

Sa position sur la Turquie s’est forgée en lien avec son jugement sur la nature de l’Union. Et celle-ci a bien évolué. Il faut donc lire Oui à la Turquie comme un appel à proposer et à décider sur la base de la réalité de l’Union en 2008, et non en fonction de celle que nous rêvions il y a vingt ou trente ans. Un réalisme peut-être douloureux pour les fédéralistes, mais les plus belles utopies ne se construisent pas dans le déni du présent.

L’adhésion turque : analyse des données

La question de l’adhésion turque, c’est pour d’abord une série de données objectives, en premier lieu des données économiques. L’économie turque est en forte croissance, elle représente un marché de plus de 70 millions d’habitants jeunes, même si la transition démographique a ramené le nombre d’enfants par femme au dessous de 2,5. Les échanges de la Turquie se font en majorité avec l’Union européenne. Cette puissance économique dispose de surcroît d’une certaine solidité. Michel Rocard rappelle qu’elle s’est relevée en une année de sa brutale récession de 2001 et que son PIB par habitants est égal, voire légèrement supérieur, à celui des derniers Etats entrés dans l’Union (Bulgarie et Roumanie).

Si l’intégration de l’acquis communautaire demande bien des efforts, il est clair que l’économie n’est pas un handicap à l’adhésion. Les considérations géopolitiques sur l’intérêt d’intégrer un grand pays musulman dans une Union qui compte elle-même des millions de citoyens musulmans, et sur l’intérêt de consolider les aspirations historiques de la Turquie vers l’Europe plutôt que de favoriser un repli par défaut sur l’Asie centrale et les valeurs religieuses conservatrices, tiennent une place dans l’argumentaire. De même que le positionnement d’un pays proche-oriental capable de condamner la politique israélienne envers les Palestiniens tout en maintenant une coopération économique et militaire poussée avec l’Etat hébreu.

Mais, l’adhésion se décidera et sera un processus décisif pour le futur de la Turquie sur les questions de démocratisation et de respect de l’Etat de droit. Michel Rocard rappelle l’ensemble des réformes déjà effectuées par paquets législatifs : place de l’armée, réformes de la justice, statut des partis politiques, suppression de la peine de mort, enseignement des langues minoritaires, rôle et composition du célèbre Conseil national de sécurité (MGK). Il montre également que le changement des mentalités est parfois plus lent que celui des textes. Ainsi pour la magistrature.

Au coeur de ces questions cruciales, trois problématiques historiques cristallisent l’attention et illustrent les crispations de tous les acteurs : la question du Kurdistan et des Kurdes (qui ne vivent pas qu’au Kurdistan), le tabou arménien (et les questions connexes de la place des minorités religieuses et de l’identité plurielle du pays) et le règlement complexe du sort de Chypre et de l’entité politique turque du nord de l’île après le « non » des Chypriotes grecs au plan Annan en 2004. Pour avancer et trouver des solutions, il est bien sûr souhaitable de poser des préalables à l’adhésion. Mais il serait ravageur de prétendre obtenir un règlement de tous ces points si, dans le même temps, l’Union européenne ne reconnaissait pas fermement la vocation de la Turquie à adhérer au terme des négociations. Un terme que Michel Rocard propose de fixer en 2023. Dans un ouvrage récent, Salomé Zourabichvili, diplomate française et femme politique géorgienne2, ne dit pas autre chose en demandant de clarifier la position de l’Union.

Ce que la question de la Turquie nous dit de notre Union

Les chapitres VIII et IX de Oui à la Turquie sont d’une importance particulière, et pourraient constituer à eux seuls le fondement d’un ouvrage distinct : « la fin du rêve fédéral » ; « la nouvelle identité européenne ». Si, dans ses considérations sur l’avenir commun de la Turquie et de l’Union, Michel Rocard n’évoque pas l’argument du risque de dilution de notre projet d’intégration politique, et ne présente que pour la récuser l’alternative entre élargissement et approfondissement, il y a une raison. Tout en indiquant avoir fait ce constat seulement a posteriori, il considère que le tournant a été pris avec l’acceptation du Royaume- Uni, en 1972. Chacun appréciera, mais on ne peut nier à cet ouvrage une qualité rare : s’extrayant de la perspective fédéraliste à la française, il tente de prendre en compte ce que peuvent être les aspirations, également légitimes, qui ont cours dans les autres Etats membres. C’est ouvrir la piste d’une réflexion qui mériterait qu’on s’y plonge plus régulièrement, d’autant plus que dans chaque pays peuvent coexister plusieurs courants de pensée concernant la construction européenne (il existe d’ailleurs bien une tradition souverainiste française).

« L’Europe fédérale, donc politique, est morte en 1972. Nous n’en sortirons plus en tout cas pour le demi-siècle à venir ». Pourtant, pas de résignation, car la Communauté européenne, quel succès : la stabilisation démocratique d’un continent entier, le partage de règles communes pour l’organisation de l’économie, des marchés et de la protection des consommateurs, l’exigence partagée de respect des droits humains et de la démocratie. Certes, pas « d’Europe puissance » au sens initial du concept en France, et qui n’était pas même partagé, sur nombre de sujets comme la défense, par les autres membres fondateurs de l’Europe des six. La démarche européenne paraît-elle dès lors plus limitée et parcellaire que ce dont nombre d’entre nous rêvions ? C’est possible. Pourtant, même sans « nouvelle nation fédérale », il reste l’acquis d’une communauté démocratique transnationale et d’institutions supra-nationales, et cela est précieux. Au point qu’il est permis de souhaiter étendre ce modèle.

1. Voir « Esprit critique » n° 75, janvier 2007. Disponible sur le site de la Fondation Jean-Jaurès.

2. Les cicatrices des Nations. L’Europe malade de ses frontières, Bourin éditeur, 2008.

(Lien de la page en pdf: http://www.jean-jaures.org/NL/EC87/EC87.pdf )

Article sur Cem Özdemir dans votre « Café d’actualités »

21 novembre 2008

Vous trouverez en page d’accueil un article sur Cem Özdemir, nouveau co-dirigeant du parti Verts en Allemagne, fraîchement élu il y a quelques jours. L’article est disponible ici : « Café d’actualités »

Excellente lecture à tous,

Nassira El Moaddem

Festival du cinéma kurde à Paris du 19 au 25 novembre 2008

15 novembre 2008

Le Festival du cinéma kurde se tiendra du 19 au 5 novembre avec une programmation originale. Les films seront projetés à la filmothèque du Quartier Latin au 9 rue Champollion dans le 5ème et à l’Archipel, au 17 boulevard de Strasbourg dans le 10ème.
Vous la trouverez en pièce jointe.

Festival du cinéma kurde à Paris du 19 au 25 novembre 2008 dans Bienvenue sur le blog Etudes Turques INALCO pdf programmefestivalkurde.pdf

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site  » http://www.festivalcinemakurde.fr  »

Nassira El Moaddem

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