Archive pour mars 2008

Poèmes croisés et musiques turco-arméniens

Mercredi 26 mars 2008

L’association « Un Pont sur le Bosphore »
présente « D’amour et d’exil  » Poèmes croisés des turcs et des arméniens:

le JEUDI 3 AVRIL 2008 à 20h00

Conservatoire Municipal, 7 rue Duranti
75011 Paris – Métro Voltaire

Avec Marianne Auricoste-Babaïan : récitante, Sylvia Lipa-Lacarrière : récitante, Françoise Demir : chants, Mahmut Demir : luths saz, vièle kementché, percussions, Philippe Chahbazian : flûtes shevi et kaval, doudouk

Participation aux frais : 10 €
Réservation impérative via ce mail ou au 01 43 57 90 64.

Film turc sur arté mercredi 26 mars 2008 22h45 « Bulutlari beklerken »

Lundi 24 mars 2008

A signaler la diffusion sur arte ce mercredi 26 mars 2008 à 22H45 du film « Bulutlari beklerken », sur une vieille femme d’origine grecque dans la région de la mer noire, dans les années 1970.

Projection du film  » Vesikali Yarim » de Lütfi Ömer Akad au Centre Culturel d’Anatolie jeudi 10 avril 2008 à 20h15

Dimanche 23 mars 2008

Le centre Culturel Anatolien à Paris vous invite à assister à la projection du film « Vesikali Yarim »( « Ma bien aimée publique ») réalisé par Lütfi ömer Akad en 1968 suivie d’un débat animé par Mehmet Basutçu critique de cinéma le :

Jeudi 10 avril 2008 à 20h15 au Centre Culturel Anatolie 77 rue Lafayette 75009 Paris .Tél: 01 42 80 04 74 .

Email : cca-anatolie@wanadoo.fr

Fiche de vocabulaire géographique en turc

Dimanche 23 mars 2008

Ci joint un fichier réalisé par Antoine Math (Licence 3) qui liste une série de vocabulaire géographique en turc.

Fiche de vocabulaire géographique en turc dans Cours Licence Turc INALCO doc cografya1.doc

 

 

Documents pour les cours d’histoire (chronologies)

Samedi 22 mars 2008

 Ci-jointes deux chronologies que j’ai réalisées et qui peuvent être utiles pour les cours d’histoire.

L’une porte sur la période 1876-1945, l’autre sur les premiers siècles de l’Empire ottoman, du 13/14ème siècle au 16ème siècle,

Amicalement

Antoine Math

Documents pour les cours d'histoire (chronologies) dans Cours Licence Turc INALCO pdf    Chronologie sur la période 1876-1945.

pdf dans Cours Licence Turc INALCO   Chronologie des 13ème/14ème siècle au 16ème siècle.

Article de Nilüfer Göle dans le quotidien allemand »Die Welt » traduit en français et paru dans le Courrier International du 8 mars 2008 n°905,

Jeudi 20 mars 2008
L’hebdomadaire français « Courrier International » dans son numéro du 8 mars 2008 en ligne sur le site internet du journal traduit en français un article de la sociologue turque de l’EHESS Nilüfer Göle intitulé  » Le foulard, symbole d’émancipation? »http://www.courrierinternational.com/article.asp?prec=0,4890&page=1&obj_id=83310 

Voici le texte:

TURQUIELe foulard, symbole d’émancipation ?

 
Le port du voile est vécu de façons diverses par les femmes turques. Pour nombre d’entre elles, ce morceau de tissu symbolise désormais la liberté plutôt que l’oppression, estime la sociologue Nilüfer Göle.
 
En Turquie, où le Parlement vient de supprimer l’interdiction de porter le foulard dans les universités, la laïcité fait l’objet d’un débat qui oppose des femmes à d’autres femmes. Un débat dont l’importance dépasse les frontières du pays car, en ces temps de bouleversements dans le monde musulman, ce sont les femmes qui construisent l’espace public démocratique.
En approuvant la levée de l’interdiction du voile, le Parlement turc [dominé par le Parti de la justice et du développement (AKP), islamo-conservateur] a réveillé les passions qui ont déchiré l’opinion publique dans les années 1980, lorsque l’interdiction est pour la première fois entrée en vigueur.
Le foulard, symbole le plus visible de l’islamisation du pays, est considéré depuis trente ans comme la principale menace pesant sur la laïcité et l’égalité des droits entre hommes et femmes, deux valeurs fondamentales aux yeux des milieux turcs fidèles à l’héritage moderne et républicain légué par Atatürk. Il symbolise la piété de la personne, mais c’est aussi la manifestation publique de l’identité musulmane. Et c’est justement parce qu’il est si difficile de faire la part entre ses dimensions religieuse d’une part, culturelle et politique d’autre part, qu’il déchaîne autant les passions.La laïcité ne constitue pas l’unique chemin vers la modernité 

Le port du voile à l’université traduit un déplacement de la frontière traditionnelle entre le privé et le public, mais il marque également l’intrusion de la religion dans l’espace public. Par ailleurs, pour les avocats du foulard, convaincus que les femmes augmentent ainsi leurs chances d’accéder à une formation de haut niveau, celui-ci permet aussi de montrer que la laïcité ne constitue pas l’unique chemin vers la modernité.
Les femmes qui prônent le port du voile se démarquent des modèles d’émancipation féministes, mais, parallèlement, elles s’efforcent de se rendre indépendantes des interprétations masculines des prescriptions de l’islam. Elles veulent avoir accès aux formations laïques afin de pouvoir s’engager dans de nouveaux modes de vie qui, loin de la répartition traditionnelle des rôles, leur permettent de créer une nouvelle forme de piété. En d’autres termes, elles cherchent des manières d’être à la fois musulmanes et modernes, en faisant évoluer et l’islam et la modernité.
Bref, la signification traditionnelle du voile islamique connaît un changement radical : ce symbole de la femme musulmane cloîtrée dans l’espace privé devient celui de la femme musulmane capable de s’imposer dans l’espace public. De stigmatisation et signe d’infériorité, il est en passe de devenir un signe de prise de pouvoir et de prestige. Et cette métamorphose constitue une double déclaration de guerre : d’une part à la conception laïque de l’émancipation féminine, d’autre part à la représentation des hommes musulmans, pour qui le foulard incarne la soumission des femmes à leur autorité.
Menées par des mouvements de femmes, les manifestations publiques dirigées contre cette loi ont montré l’autre visage des Turques, celui de la laïcité. Cette laïcité de la république d’Atatürk a souvent été attaquée comme une idéologie “venue d’en haut”, étrangère – car inspirée de la laïcité* française – et imposée avec le pouvoir de l’armée. Mais, aujourd’hui, les femmes n’hésitent pas à descendre dans la rue pour la défendre comme un élément identitaire lors de manifestations qui attirent des millions de personnes et se propagent de ville en ville. On se souvient notamment de celles de l’été 2007, lorsque la candidature à l’élection présidentielle d’Abdullah Gül, un homme de conviction musulmane et dont l’épouse porte le voile, a suscité un tollé.
En faisant apparaître au grand jour les contradictions entre les courants autoritaires et les courants tolérants de la Turquie laïque, ce débat expose la laïcité à l’épreuve de la démocratie. Tandis que les tenants de la ligne dure exigent le rétablissement pur et simple de l’ancienne loi, par la force militaire s’il le faut, les libéraux, adeptes de la tolérance, se refusent à sauver la Turquie de la volonté démocratique du peuple turc à grand renfort de militarisme séculier et de nationalisme républicain. Les libéraux, qui aspirent à un renforcement des droits démocratiques et de la liberté d’opinion, ont déjà soutenu les réformes démocratiques entreprises par le gouvernement de l’AKP en vue d’une adhésion à l’Union européenne. Or tous ceux qui ont attendu une nouvelle législation sur la liberté d’opinion [notamment la suppression dans le Code pénal de l’article 301, intitulé “Humiliation de l’identité turque” et qui laisse le champ libre aux autorités pour sanctionner tout citoyen turc sous le prétexte d’insultes à la nation] sont aujourd’hui déçus car les modifications constitutionnelles s’en tiennent pour l’instant à supprimer l’interdiction du voile.

Il revient aux femmes de surmonter la politique de la peurMême si, au-delà des considérations religieuses, la nouvelle législation entend lutter contre les discriminations à l’accès aux formations supérieures et satisfait aux normes européennes, elle n’en est pas moins entachée du soupçon et de la peur. Le soupçon qu’elle constitue un premier pas vers l’autorisation du voile à l’école, au Parlement et dans le service public. Et la peur qu’une fois légitimé le foulard ne soit imposé aux étudiantes qui n’en veulent pas, en particulier dans les universités d’Anatolie.
Si l’impact des laïcs se réduit à l’influence d’une minorité, il est à craindre que les droits des femmes soient bafoués et balayés par la vague croissante du conservatisme religieux. La montée en puissance de l’islam politique et les coutumes des pays voisins ne font que renforcer ces craintes. Et celles-ci ne peuvent être balayées d’un revers de main. Pourtant, comme en témoigne cette nouvelle tentative de modernisation autoritaire venue d’en haut, l’histoire n’est pas une question de “technique sociale”. La démocratie s’emploie à ouvrir de nouvelles perspectives par le dialogue et le débat entre des intérêts divergents entrant en concurrence. Pour être viable, elle doit toutefois renoncer à la peur et à la méfiance. Un Parlement élu démocratiquement a mis fin à l’interdiction du port du voile à l’université, soit, mais la lutte entre deux systèmes de valeurs, deux Turquie, deux catégories de femmes – celles qui portent le voile et celles qui ne le portent pas – se poursuit. Comme le rôle social des femmes est à présent indissociable de l’identité de la Turquie, c’est aux femmes qu’il revient de surmonter la politique de la peur qui nous sépare encore d’un avenir fondé sur l’égalité des droits, d’un pluralisme culturel indispensable et d’une démocratie durable. Et elles n’y parviendront qu’en définissant ensemble ce qu’elles entendent par “modernité”. 

* En français dans le texte.

 

Article de Can Dündar, Milliyet traduit en français paru dans le Courrier International du 17 mars 2008, n°906

Mercredi 19 mars 2008

L’hebdomadaire français « Courrier International » dans son numéro du 17 mars 2008 en ligne sur le site internet du journal traduit en français un article du journaliste turc Can Dündar de Milliyet intitulé « Peut-on interdire le parti au pouvoir? » avec un lien pour l’article en version originale :

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=83683

Voici le texte :

Can Dündar – Milliyet
(Courrier International – 17/03/2008)

L’AKP, parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie, est confronté à une procédure d’interdiction en raison « d’activités allant à l’encontre de la laïcité ». Une situation insolite qui menace le pays d’une grave crise politique. L’analyse du quotidien Milliyet.

 

A la suite de la demande d’interdiction du parti lancée [le 14 mars] par le procureur de la Cour de cassation auprès de la Cour institutionnelle, l’AKP [Parti de la justice et du développement] s’insurge contre le fait que l’on « puisse envisager d’interdire un parti qui est actuellement au pouvoir ». Pourtant, ce n’est pas parce qu’un parti politique est au gouvernement qu’il jouit automatiquement d’une immunité devant les lois. De la même façon, ce n’est pas parce qu’il a réuni presque la moitié des suffrages lors des dernières élections législatives qu’un parti ne doit pas se soumettre à ces mêmes lois. Affirmer le contraire risquerait de conduire le pays vers la dictature de la majorité.

 

« Un procès contre la volonté populaire » ? Les nazis aussi avaient le soutien du peuple. On a vu ce que cela a donné. « Que va dire l’Europe ? » entend-on souvent. La Cour européenne des droits de l’homme avait approuvé la décision [en 1998] d’interdire le Parti de la prospérité [Refah]. Les risques d’instabilité boursière ? Voilà bien un argument qui ne doit en aucun cas interférer sur le déroulement de la justice. Toutefois, il faut bien admettre que cette procédure d’interdiction de l’AKP porte en elle la marque de la faillite d’un système qui tente d’apporter des solutions juridiques à des problèmes politiques. L’ »establishment » tente ainsi de mettre sur pied une « démocratie sans partis ». Dès lors que cela ne peut plus se faire par des élections ou par un coup d’Etat, ce sont apparemment les juges qui sont désormais chargés d’assumer cette tâche.

 

Cet entêtement se paie toujours très sévèrement sur le plan électoral. En effet, l’électeur a alors le sentiment qu’on a voulu l’empêcher d’exprimer sa volonté ; le parti interdit revient donc ensuite encore plus renforcé. Ce procès s’avère donc une aubaine pour l’AKP qui, sur le plan politique, était confronté à un important mouvement social des travailleurs turcs qui étaient descendus récemment en masse dans la rue pour défendre leurs droits. Si l’on ajoute à cela la fin du soutien apporté à l’AKP par certains intellectuels influents, ainsi que l’attitude hésitante de ce parti vis-à-vis de l’Europe, on comprend encore mieux en quoi ce procès va profiter à l’AKP qui pourra à nouveau se montrer en victime et « incarner la démocratie » lors des prochaines élections municipales [prévues pour 2009]. L’AKP, qui n’avait pipé mot lorsqu’une même procédure d’interdiction avait été lancée contre le DTP [Parti pour une société démocratique, prokurde] se rappelle maintenant les bienfaits de la démocratie. En applaudissant à ce procès, le parti d’opposition [kémaliste] CHP [Parti républicain du peuple] montre, quant à lui, qu’il ne parvient, décidément, à tirer aucune leçon du passé.

 

Ce sera bien entendu à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur le plan juridique. Mais sur le plan politique, l’Histoire a déjà bien montré que l’interdiction d’un parti ne suffisait pas pour en finir avec ses idées et que les branches taillées finissaient toujours par repousser encore plus fortes

Films de Fatih Akin sur les écrans parisiens cette semaine

Samedi 15 mars 2008

Une séance du film Head-On du réalisateur allemand d’origine turque aura lieu le mardi 18 mars 2008 à  17H50  à la Filmothèque du Quartier Latin  9 rue Champollion dans le 5ème arrdt. Métro Cluny La Sorbonne. Tarif : 5 euros pour les étudiants.  Cartes UGC illimité et le Pass acceptées.

Le dernier film de Fatih Akin « De l’autre côté » en V.O. sera sur les écrans suivants :

Cinéma Saint André des Arts,  12 rue Gît le Coeur Métro Saint-Michel 6ème arrdt. Tarif étudiant: 6,5 euros.  Sur les écrans : dimanche 16 et lundi 17 mars 13h50, 15h50, 17h50, 19h50, 21h50; mardi 18 mars : 13h50, 15h50, 17h50.

Cinéma Brady 39 boulevard de Strasbourg Métro Strasbourg Saint Denis 10ème arrdt. Tarif étudiant : 5,40 euros. (attention film direct): lundi 13h, 30, mardi 18 mars 21h.

Cinéma Denfert, 24 place Denfert Rochereau Métro Denfert Rocchereau 14ème arrdt. Tarif étudiant : 5,50 euros. Sur les écrans : dimanche 16 mars 19h40, mardi 18 mars 11h50.

Cinéma Entrepôt, 7/9 rue Francis de Pressensé Métro Pernéty 14 ème arrdt. Tarif étudiant : 5,60 euros. Sur les écrans les dimanche 16 mars 19h50, lundi 17 et mardi 18 mars 15h30.

Cinéma Saint Lambert, 6 rue Péclet Métro Vaugirard 15ème arrdt. Tarif étudiant : 6 euros. Sur les écrans: lundi 17 mars 20h45.

 

Programme Télé sur Arte: mardi 11 mars 2008 à 00h10, documentaire sur Mustafa Kemal Atatürk

Mardi 11 mars 2008

A noter ce soir (désolée pour le post de l’annonce un peu tardif mais je n’ai eu l’info qu’aujourd’hui) sur Arte à 00h10 un documentaire intitulé « Mustafa Kemal Atatürk : Naissance d’une république » réalisé en 2005 par Séverine Labat. Durée : 54 minutes.

Pour plus d’info voir TV mag:  http://www.tvmag.com/programme/Arte/Documentaire/21739174/Mustapha_Kemal_Ataturk.html

 

Liste de vocabulaire, Cours de turc INALCO

Lundi 10 mars 2008

Chers tous,

 Je vous mets en pièce jointe deux listes de vocabulaire thématique assez utiles. Elle m’ont été gentiment envoyées par une collègue de la Licence que je remercie encore une fois au passage. J’espère qu’elles vous seront utiles,

Bien à vous,

N.E.M.

 Liste de vocabulaire, Cours de turc INALCO dans Cours Licence Turc INALCO pdf vocabulaire3ainalcoturcmoderne.pdf

pdf dans Cours Licence Turc INALCO vocabulaire3ainalcogrammaireturque.pdf

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